Vous prenez votre téléphone « juste une minute ». Quarante minutes plus tard, vous êtes toujours là. Cette scène vous parle peut-être.
Addiction aux écrans : quand l’usage devient-il problématique ? Vous vous posez sans doute cette question. Elle n’a rien de honteux. Vous n’êtes ni faible ni paresseux.
Vous la posez peut-être aussi pour votre enfant. Il réclame sa tablette, s’énerve quand vous la reprenez, délaisse ses amis.
Réponse courte. Un usage devient problématique quand vous ne le contrôlez plus et qu’il abîme votre sommeil, vos relations ou votre humeur. Le temps passé ne suffit pas à en juger. L’écran sert souvent à apaiser une émotion ou un vide. L’hypnose, l’EFT et le coaching transformationnel, trois thérapies brèves, travaillent sur ce déclencheur, chez l’adulte comme chez l’enfant.

Addiction aux écrans : les signes d’un usage problématique
Usage intense ou dépendance : où est la différence ?
Passer beaucoup de temps devant un écran ne fait pas de vous un dépendant. Ce sont les conséquences qui comptent.
L’OMS reconnaît le trouble du jeu vidéo dans sa classification des maladies (CIM-11). Trois critères le définissent : une perte de contrôle, une priorité croissante donnée au jeu et une poursuite malgré les dégâts.
Les réseaux sociaux et internet n’ont pas ce statut. Une synthèse suisse de 2022 (Infodrog) les range parmi les usages problématiques, sans les juger de type addictif.
« Addiction aux écrans » reste donc un raccourci. Il décrit une souffrance réelle, pas un diagnostic officiel. Le même débat existe pour l’addiction au sucre.
Les signaux chez l’adulte
Posez-vous ces questions :
- Restez-vous plus longtemps que prévu, presque chaque jour ?
- Prenez-vous votre téléphone sans l’avoir décidé ?
- Ressentez-vous de l’irritation quand il n’est pas là ?
- Votre sommeil, votre travail ou vos relations en souffrent-ils ?
- Avez-vous tenté de réduire, sans y parvenir ?
- Minimisez-vous votre temps d’écran devant vos proches ?
Un seul signe ne dit pas grand-chose. Leur accumulation dans la durée mérite votre attention.
Les signaux chez votre enfant
- Des colères fortes quand vous coupez l’écran.
- Un désintérêt pour le jeu, le sport, les copains.
- Un sommeil raccourci ou décalé.
- De la fatigue et des difficultés de concentration à l’école.
- Des mensonges sur le temps passé.
- Un écran réclamé pour se calmer ou s’endormir.
Ces signes ne font pas de votre enfant un « accro ». Ils montrent qu’il a besoin d’aide pour s’apaiser autrement.
Les repères officiels aident à vous situer. La commission d’experts « Enfants et écrans » (avril 2024) recommande aucun écran avant 3 ans et le déconseille jusqu’à 6 ans. Elle juge un téléphone peu opportun avant 11 ans, un téléphone connecté avant 13 ans et les réseaux sociaux avant 15 ans.
Selon Santé publique France, les 6-17 ans passent en moyenne plus de quatre heures par jour sur écran, hors temps scolaire (étude Esteban, 2015).
Pourquoi vous n’arrivez pas à poser votre téléphone
Des applications conçues pour retenir votre attention
Beaucoup d’applications reposent sur le défilement infini, les notifications et les vidéos qui s’enchaînent. Le prochain contenu promet toujours une petite nouveauté.
Le soir, quand vous êtes fatigué, votre résistance baisse. Vous scrollez davantage.
Chez l’enfant, la capacité à freiner une envie se construit encore. Il résiste moins bien. Il observe aussi votre propre usage.
Quand l’écran sert à éviter ce que vous ressentez
L’écran remplit souvent une fonction. Il comble l’ennui, la solitude, le stress. Il coupe une pensée pénible. Pendant quelques minutes, plus rien ne pèse.
C’est le mécanisme du vide intérieur. Vous ne cherchez pas l’écran pour lui-même. Vous cherchez ce qu’il apaise. Chez certains, il anesthésie une émotion ancienne liée à un rejet, une humiliation ou un choc.
La recherche va dans ce sens, avec prudence. Une revue de 41 871 jeunes (Sohn et coll., 2019) estime à 23 % environ la part d’usage problématique du smartphone, avec de fortes variations. Cet usage va de pair avec plus de dépression, d’anxiété, de stress et de mauvais sommeil.
Ces liens restent des associations. Ils ne disent pas lequel vient en premier. Plus de 90 % des études étaient transversales, avec des définitions variables.
Le cercle tourne dans les deux sens. Le mal-être pousse vers l’écran. L’écran grignote le sommeil et les contacts qui feraient du bien.
Chez l’enfant, l’écran calme, occupe, console. S’il devient l’outil principal pour traverser une émotion, l’enfant en apprend moins d’autres. Les repères officiels le rappellent : jamais d’écran pour calmer l’enfant.
Hypnose, EFT, coaching transformationnel : agir sur ce qui pousse à scroller
L’hypnose, l’EFT et le coaching transformationnel sont des thérapies brèves. Elles se complètent et s’adaptent à l’âge. Je ne les présente pas comme un traitement de l’addiction aux écrans. Elles agissent sur ce qui déclenche l’envie : un automatisme, une tension, une habitude.
L’hypnose : modifier l’automatisme
Beaucoup de gestes sur écran sont automatiques. La main attrape le téléphone avant que vous ayez décidé quoi que ce soit.
L’hypnose s’adresse à cette part automatique. Dans un état de relaxation profonde, vous restez conscient et acteur. Nous explorons ce qui précède le geste : une sensation, une pensée, un moment de la journée.
Vous construisez ensuite une autre réponse à l’envie : une respiration, un ancrage de calme, une image qui vous ressource.
Avec un enfant ou un adolescent, la séance change de forme. Elle passe par l’imagination, les images et un langage adapté à son âge. Il reste libre et acteur.
L’EFT : travailler sur les tensions ou le vide intérieur
L’EFT associe de légers tapotements sur des points précis du corps à l’évocation d’une émotion.
Quand l’envie monte, que ressentez-vous vraiment ? Une boule au ventre, un poids sur la poitrine, un sentiment de vide ? L’EFT permet de travailler cette sensation plutôt que de la fuir dans l’écran.
La méthode s’apprend. Vous repartez avec un geste simple, utilisable seul dans les moments difficiles.
Avec les plus jeunes, les tapotements peuvent se vivre comme un geste simple et rassurant. L’enfant apprend à nommer ce qu’il ressent, puis à s’apaiser sans écran.
Le coaching transformationnel : mettre en place d’autres routines plus confortables
Réduire les écrans laisse un espace vide. Sans autre option, l’envie le comble à nouveau.
Le coaching transformationnel clarifie ce que l’écran vous apporte et ce que vous voulez à la place. Vous bâtissez des routines réalistes et confortables, sans privation brutale :
- le téléphone hors de la chambre la nuit ;
- un rituel de transition en fin de journée ;
- des moments sans écran, planifiés plutôt que subis ;
- une activité qui répond au besoin réel : détente, lien, mouvement.
Un adolescent y trouve aussi sa place. Il pose ses propres objectifs : mieux dormir, retrouver une activité, garder ses amis. Une règle qu’il a contribué à choisir se tient souvent mieux qu’une règle imposée.
Si vous êtes parent, ce travail s’étend à la famille. Des règles claires et cohérentes rassurent. Les repères officiels sont simples : jamais d’écran pendant les repas, avant de dormir ni pour calmer l’enfant. Poser votre propre téléphone à table en dit plus qu’un long discours.
Être accompagné : déroulé, suivi médical et repères pour votre famille
Un premier rendez-vous sert à faire le point. Que vous apporte l’écran ? Que vous coûte-t-il ? Que souhaitez-vous changer ? Nous choisissons ensuite les outils adaptés, souvent combinés.
J’accompagne aussi les enfants et les adolescents, avec l’accord de leurs parents. Un premier échange avec vous, puis avec votre enfant, permet de décider ensemble de la suite.
Le nombre de séances varie selon les situations, en général de 1 à 10. Aucun résultat n’est garanti. Vous avancez à votre rythme, à Colomiers ou en visioconférence.
Un suivi médical reste précieux. Parlez-en à votre médecin si l’usage s’accompagne d’une tristesse persistante, d’une anxiété forte, de troubles importants du sommeil ou d’un isolement. Pour votre enfant, son médecin ou son pédiatre reste un interlocuteur de référence.
Si vous avez des idées noires, appelez le 3114, le numéro national de prévention du suicide.
Vous pouvez aussi venir d’abord seul, en parent. Apaiser votre propre rapport aux écrans peut aider toute la famille. Depuis janvier 2025, le carnet de santé intègre des repères sur les écrans.
Questions fréquentes
Quand vous ne le contrôlez plus et qu’il abîme votre sommeil, vos relations, votre travail ou votre humeur. Le temps passé ne suffit pas à en juger. Ce sont les conséquences qui comptent.
Pas comme telle. L’OMS reconnaît le trouble du jeu vidéo dans la CIM-11. Selon une synthèse suisse de 2022, l’usage des réseaux sociaux et d’internet reste un usage problématique, sans être classé comme addiction.
Observez ses réactions plus que la durée : colères quand vous coupez, sommeil raccourci, désintérêt pour ses activités. Les experts recommandent aucun écran avant 3 ans, et jamais d’écran pendant les repas, avant de dormir ni pour calmer l’enfant.
Les applications relancent sans cesse l’attention, et l’écran apaise une émotion ou un vide. Quand il devient votre seul moyen de vous calmer, il est souvent utile d’agir aussi sur le déclencheur.
Ces thérapies brèves travaillent sur l’automatisme, la tension et les routines qui entourent l’écran. Elles s’adaptent aux enfants et aux adolescents. Elles accompagnent un suivi médical si nécessaire, sans promesse de résultat.
Phrases citables
- « Un usage des écrans devient problématique quand vous ne le contrôlez plus et qu’il abîme votre vie. »
- « Le temps passé devant un écran ne suffit pas à parler de dépendance. »
- « L’écran sert souvent à apaiser une émotion ou à combler un vide. »
- « Un enfant qui réclame son écran pour se calmer a besoin d’apprendre d’autres façons de s’apaiser. »
- « L’hypnose, l’EFT et le coaching transformationnel travaillent sur le déclencheur de l’envie, pas sur la volonté. »
Résumé : les points clés
- Un usage devient problématique quand il échappe au contrôle et abîme votre vie, pas selon le temps seul.
- Seul le trouble du jeu vidéo figure dans la CIM-11. « Addiction aux écrans » reste un raccourci.
- Les écrans retiennent l’attention et apaisent souvent une émotion ou un vide.
- Chez l’enfant, observez les réactions, le sommeil et les activités délaissées.
- Hypnose, EFT et coaching transformationnel sont des thérapies brèves complémentaires, adaptées à l’âge, sans promesse de résultat.
- Un suivi médical reste utile. En cas d’idées noires, appelez le 3114.
Conclusion
Addiction aux écrans : quand l’usage devient problématique, la volonté n’est pas en cause. L’écran vient souvent combler un besoin que vous n’avez pas encore identifié, chez vous comme chez votre enfant.
Repérer les signes est déjà un premier pas. L’hypnose, l’EFT et le coaching transformationnel permettent d’aborder l’émotion qui précède l’envie, et de bâtir d’autres habitudes, à votre rythme.
Votre situation, ou celle de votre enfant ou de votre adolescent, vous ressemble ? Vous pouvez m’en parler, à Colomiers ou en visioconférence. Un premier échange permet de faire le point, sans promesse de résultat.
Être accompagné à Colomiers ou en visio
Je vous accompagne à mon cabinet de Colomiers, près de Toulouse, ou en visioconférence, avec les thérapies brèves : hypnose, EMDR, EFT, PNL et coaching transformationnel.
En savoir plus : Addictions · Les thérapies brèves
Sources
- Pas d’écran avant trois ans (info.gouv.fr)
- Protection de la petite enfance : repères d’âge (Service-public.gouv.fr)
- Écrans : des risques pour la santé physique et mentale des enfants (solidarites.gouv.fr)
- Enfants et écrans : 4h11 par jour (sante.fr, Santé publique France)
- Sohn et coll. (2019), BMC Psychiatry
- Infodrog (2022), État des lieux des addictions comportementales
- Trouble du jeu vidéo, CIM-11 (Génération NT)

